• En lien avec mon Master littérature jeunesse à distance du Mans, j'ai proposé cette année un projet autour de la série du "Club des Cinq" et de celle des "Alice". Un projet très ambitieux, mais ô combien réussi !
    Je vous fais rentrer un peu dans ma classe, avec ces extraits de mémoire, et surtout les photos des travaux finis !

    Chaque élève était libre de choisir un livre de son choix, dans la série "Alice" ou dans celle du "Club des Cinq". Le projet était interdisciplinaire : littérature, production d'écrit, arts visuels et TICE.

    Le premier travail consistait, par groupe, à réaliser la fiche d'identité des personnages. En cliquant sur la photo, vous pouvez avoir le PDF du travail des élèves.

    Projet de l'année - les séries

     

    Le deuxième travail mêlait arts visuels et production d'écrit : par groupe de 3 ou 4, les élèves devaient inventer un récit à plusieurs mains avec pour héros les personnages étudiés. Le travail a ensuite été mis sous forme de didapage. Pour voir les récits des "Club des Cinq", il faut suivre ce lien : http://ec-sablons-44.ac-nantes.fr/file/didapages/series/index.html . Pour voir celui des "Alice", c'est sur à cette adresse : http://ec-sablons-44.ac-nantes.fr/file/didapages/alice/index.html

    Le dernier travail, et pas des moindres, était personnel. Chaque élève devait trouver dans son roman les éléments constitutifs (personnages, lieux et actions) et la structure narrative (situation initiale, élément déclencheur, actions, résolution du problème, situation finale). Ce qui a donné ce travail final, sous forme de tableau (en cliquant sur l'image, vous pouvez voir ce que chaque élève a écrit sur son titre).

    Projet de l'année - les séries

    Pour finir, je donne la parole aux élèves, avec ces extraits de mémoire : 

    "Le Didapage a été mis en ligne le 13 mai 2015 sur le site de l’école, par Karine. Cela a été l'occasion de revenir, à l’oral, avec les élèves, à la fois sur la conception de leur travail, et sur la perception qu’ils en ont eu. Plusieurs se sont accordés à dire que les débuts ont été difficiles, comme Reed qui a avoué : « au début, on pensait que ça servait à rien ». Lily revient sur la conception : « on a réfléchi, on s’est mis d’accord si on pouvait l’écrire sur une feuille, on l’a corrigé ensemble avec toi. Quand c’était fait, on l’a mis sur l’ordinateur ». Brad et Liam reviennent sur les moments clés : « nous avions besoin de créativité », et « on a appris à travailler en groupe ». Bobby reformule cela en disant qu’il a fallu « créer le récit avec de l’imagination et qu’il fallait être d’accord avec les autres ». Plus tard dans les interactions, il dit lui aussi qu’ « au début, je n’aurai pas cru que c’était possible. On a eu besoin de beaucoup de personnes : Karine, Valérie, la maitresse et nous ». Chelsea renchérit « au début, je croyais que je n’allais pas y arriver, et puis j’ai vu que j’y arrivais et j’ai pris confiance, ça c’est fait dans la joie ». Sur l’objectif du travail demandé, les avis divergent : pour Dylan, c’était « apprendre à faire un Didapage », pour Mike « grâce à un livre, on a créé un livre ». Avec cette simple phrase, il résume ce que Gérard Genette appelait l'hypertextualité (« toute relation unissant un texte B – hypertexte, [« Le Club des Cinq » et « Alice »] – à un texte antérieur A – hypotexte, [leurs récits] – sur lequel il se greffe d'une manière qui n'est pas celle du commentaire[1] »). Sean donne le mot de la fin : « On a tous fait du bon travail et il mérite d’être sur le site ».

    La question centrale, et qui était l’hypothèse que je souhaitais défendre dans ce mémoire, a été la dernière question posée : « est-ce que ce travail autour des séries t’a donné envie de lire davantage ? » Majoritairement la réponse est « oui », puisque quatorze élèves ont répondu favorablement. En revanche, leurs raisons ne sont pas du tout motivées de la même façon. Ainsi pour Evan, c’est son livre qui lui a donné envie car il « était marrant », même chose pour Dylan ou pour Lily : malgré ses difficultés, elle lit de plus en plus, ce qu’a constaté sa maman. Pour Cindy, Mary ou Jayson, c’est le concept de série qui leur a plu : « si ça m’a plus, j’ai envie de lire encore plus » et de « retrouver les personnages «  et « leurs aventures ». Pour Sony et Liam, c’est le projet qui les motive : « ce qu’on a fait sur le livre, j’ai beaucoup aimé alors j’ai envie de recommencer ». Brad avoue qu’en plus « maintenant [il] li[t] des livres à son petit frère ». Reed est plus nuancé dans sa réponse : « j’ai bien aimé, mais peut-être pas à ce point de lire plus ». Pourtant, il a déjà lu un autre « Club des Cinq » depuis, pareil pour Dylan qui répond « un petit peu » en précisant qu’il « n’aime pas les livres longs ». Sandy reste sur l’idée qu’elle n’aime pas lire, pareil pour Bridget et Stacy. Willow exprime le fait qu’elle « lira toujours à son rythme ». Aimee et Damon expriment leur découragement : « c’est trop compliqué » et « c’est trop long, je pourrai jamais finir ». Enfin, curieusement, Harper répond « non » en précisant qu’elle « n’aime pas trop lire », alors qu’elle est une des meilleures lectrices de la classe, très souvent un livre à la main, et qu’elle a été la première à partager ses lectures au reste de la classe en faisant un mini-exposé oral dessus."

     



    [1] Gérard GENETTE, Palimpsestes, Le Seuil, coll. « Poétique », 1982.

     

     

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    4 commentaires
  • La visite d'inspection a eu lieu le 27 avril, dès la rentrée, j'ai eu un avis favorable, ouf !
    Et le lendemain, bilan du tuteur :

    "Au cours de ce deuxième semestre, Mme Marinantes a progressé dans la prise en compte des enjeux didactiques des disciplines qu’elle enseigne, cible plus aisément les compétences et les connaissances en jeu pour préciser ensuite ses objectifs, souvent pertinents. De fait, Mme Marinantes anticipe plus facilement les difficultés, parvient à différencier, clarifie mieux les consignes et les enjeux d’apprentissages auprès de ses élèves, différencie : il y a du progrès et cela se ressent sur la conduite de classe. Il lui faut poursuivre ses efforts pour parvenir à une maîtrise satisfaisante.

    Nous convenons avec l’enseignante stagiaire qu’un accompagnement régulier des formateurs reste indispensable et, à cet effet, nous lui proposons le même type d’aide : construire avec elle quelques séquences et séances. Pour cet accompagnement, nous lui proposons des rencontres en-dehors de la classe avant d’assister aux séances mises en oeuvre à partir de ces préparations communes. Il est probable qu’une aide soit encore utile en année T1."

    La titularisation n'est pas encore acquise, mais je pense que je vais dans le bon sens donc !
    J'ai très peu écrit ces dernières semaines car je suis en plein dans mon mémoire de littérature de jeunesse pour mon master à distance. Je publierai les travaux des élèves dans la semaine avec le déroulé de ce que j'ai mis en place et les résultats, mais une chose est sûre, c'est que je suis extrêmement fière de mes élèves !

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